Gérard de Nerval (1850-1893)
auteur
Biographie

   Né le 22 mai 1808 à Paris, il fut élevé par son grand-oncle maternel à la campagne, à Mortefontaine. Il fait ses études à Paris. Lycéen, il se signala par ses traductions de Faust et autres œuvres de Goethe, qui restent les meilleures jamais exécutées. Il se lia d'amitié avec Théophile Gautier et Victor Hugo et devint un membre remarqué des Jeune-France et du groupe bohême de la rue du Doyenné. Épris de la cantatrice Jenny Colon, Nerval lui voua un culte idolâtre qui prit des formes exagérées à la mort de celle-ci. Il connut à partir de 1841 plusieurs crises de démence qui le conduisirent à la maison de santé du docteur Blanche. Dès lors, ses séjours dans cet établissement alternèrent avec des voyages, en Allemagne, au Moyen-Orient. Dans les années 1844 à 1847, Nerval voyagea beaucoup (Belgique, Hollande, Londres, les environs de Paris) et rédigea des reportages et impressions de voyage correspondants. En même temps, il travailla comme nouvelliste et lyrique, ainsi que comme traducteur des poèmes de Heinrich Heine qui était son ami. Ses dernières années furent marquées par la détresse matérielle et morale, et par l'écriture de ses principaux chefs-d'œuvre, réalisés pour se purger de ses émotions sur les conseils du docteur Blanche : Sylvie, Aurélia (1853-1854). On le retrouva pendu à une grille d'un bouge, rue de la Vieille-Lanterne, le 26 janvier 1855, dans le « coin le plus sordide qu'il ait pu trouver », comme l'a noté Baudelaire. L'insistance de Nerval sur la signification des rêves eut une influence sur le mouvement surréaliste qui fut soulignée par André Breton. Les écrivains Marcel Proust et René Daumal furent aussi grandement influencés par cette œuvre majeure.
Bibliographie
en rouge : ouvrages publiés aux éditions de Saint Mont

« Voyage en Orient », 1851
« Les Nuits d'octobre », 1852
« Sylvie in Les Filles du feu », 1854
« Aurélia », 1855
« Les Chimères », 1854
« Les plus belles poésies », 2005, éd. de Saint Mont