« Concerto pour meurtre et orchestre » par Maguelonne Toussaint-Samat
160 p., ISBN 2-84755-073-9 EAN 9782847550733
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Ce roman, paru en feuilleton dans le Journal littéraire, est un vrai polar à la française dans le pur style des années cinquante...


Livres de Maguelonne Toussaint-Samat publiés aux éditions de Saint Mont

« Concerto pour meurtre et orchestre » par Maguelonne Toussaint-Samat publié aux éditions de Saint Mont

Extrait :

   Michel Vannier se tourna vers ses musiciens et, levant sa trompette, donna le signal.
   Le piano préluda une phrase que le trio des saxophones reprit en sourdine, soutenus par les rythmes, tandis que le chef se disposait à attaquer sa partie, mais, à l’étonnement de son orchestre qui le suivait du coin de l’œil, il fit la grimace et prit un air surpris pour souffler avec plus de vigueur... Alors, d’un mouvement brusque, il rejeta son instrument, porta les mains à son cou, tandis que la trompette descendait les marches de la scène en tintant lugubrement dans le silence.
   Vannier s’écroula et roula, lui aussi, sur la piste jusqu’aux pieds des premiers spectateurs. Un des saxos se précipita, suivi de ses camarades, vers leur chef qui, dans un spasme, s’étala presque sous la table. Les dîneurs, se levant d’un bond, se mirent à crier.
   Le chef maître d’hôtel, s’efforçant de dominer le tumulte et la panique grandissante, fit donner de la lumière. Un des possesseurs de la table se pencha et souleva la tête du musicien. Il la lâcha aussitôt dans un hurlement d’horreur :
   Les yeux exorbités, la figure violette et gonflée, le célèbre Michel Vannier n’était plus beau à voir...
   Une jeune femme, près de lui, glapit comme une hystérique et tomba dans les bras du guitariste, qui, ne sachant qu’en faire, la passa au sommelier.
   Agenouillé près du corps, un musicien réclamait un docteur. Sirus, le directeur des Ambassadeurs, fendant la foule, le ventre en avant, se dirigea vers le micro pour demander s’il ne s’en trouvait pas un parmi le public, tout en l’exhortant au calme : « Ce malaise ne s’en dissipera que mieux... »
   Un silence lourd tomba, traversé par les sanglots de la jeune femme qui avait repris ses esprits. Les gens se dévisageaient, chacun cherchant des yeux, un secours médical éventuel.

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